Le combat de coq,
un sport national aux Philippines

 

Lors de ces rendez-vous dominicaux, la passion du pari et le stress du jeu sont à leurs apogées.

La discipline est une activité légale et organisée en championnat local, régional et national. En parallèle, il existe une pratique illégale qui s’appuie surtout sur des montants de pari supérieurs aux sommes usuelles et des différences dans les frais d’enregistrement aux championnats.

Les joueurs font force de démonstration d’affection envers l’animal, traité comme un roi avant son combat. La « fibre » de ce jeu s’hérite le plus souvent de génération en génération, l’intérêt peut aussi venir de l’appât du gain que peut susciter les paris. Les sommes gagnées peuvent atteindre dans certains combats en championnat national plusieurs milliers d’euros.

Les propriétaires de coqs vouent une passion sans limite à leurs animaux, voire un amour aveugle si celui-ci s’avère être un champion. Les animaux ayant une certaine valeur peuvent ainsi être logés dans la chambre même du propriétaire… et de son épouse.

 

Les animaux commencent à être entraînés vers 6 mois quand ils commencent à devenir matures et agressifs, jusqu’à 10 mois, selon leur condition physique et leur agressivité.

Pour les combats officiels, les animaux sont généralement équipés d’une lame aiguisée à leur patte gauche. Dans certains cas, les propriétaires peuvent s’entendre afin de varier cette constante : ils changent la lame de patte, ils utilisent une double lame ou encore ils équipent les deux pattes de lames.

 

Les combats sont courts, ils durent généralement moins de 3 minutes. Le perdant est celui, qui après vérification par l’arbitre, n’a plus la possibilité de tenir debout. Après le combat, les coqs sont soignés dans la mesure du possible.

Les jeunes philippins des campagnes sont passionnés par ce hobby pratiqué par leurs aînés et suivent avec attention l’entraînement dans l’espoir un jour de posséder leur propre animal et de le voir gagner.

 

Les compétitions se déroulent généralement le dimanche, dans des arènes dédiées spécialement à ces évènements.

 

Merci à Patrick Jeunon pour ses photos.

 

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